La suite d'Histoires du Nord ...

mardi 11 mai 2010

en passant par la Zélande

Forte de 37.000 habitants, la commune de Goes au sud de la Zélande, affiche une superficie de 100 km² dont seulement 40% sont terrestres.

La fondation de Goes remonte au Xe siècle au bord d'une crique. Il y a plusieurs interprétations quant à l'origine du toponyme. La plus vraisemblable serait un texte datant de 976 mentionnant Curtagosum, que l'on doit estimer comme la seule véritable explication. L'hydronyme Gosa accompagné de Curt est lu Korte Gos (Petit-Gos).

Les armoiries de Goes représentent entre autres une oie blanche. Ici aussi, diverses théories existent pour expliquer la présence d'une oie sur les armes de la ville. L'une d'entre elles affirme qu'il s'agit d'une évocation des oies sauvages qui hivernent au Zuid-Beveland.


Goes a probablement obtenu en 1405 une charte communale, raison pour laquelle elle a célébré en 2005 ses 600 ans d'existence en tant que ville. En 1417, Jacqueline de Hainaut accorda à la ville le droit d'édifier des fortifications.
En 1577, durant la Guerre de Quatre-Vingts Ans, Goes tomba aux mains des rebelles hollandais.
Souvent, il est suggéré que Goes fut une ville hanséatique. Toutefois, Goes n'a jamais appartenu à ce groupe de villes. Cette idée est inspirée par deux faits :
- En raison de la présence d'une oie dans ses armoiries, la ville est parfois appelée Hanzestad (la ville de l'oie) : en néerlandais, oie se dit ganz, mais le dialecte zélandais prononce hanz. Ville hanséatique se traduisant par Hanzestad, le jeu de mot apparaît clairement.
- Au début du XXe siècle, on pouvait trouver une banque dénommée Hanze-bank.
De 1810 à 1814, Goes fut sous-préfecture du département français des Bouches-de-l'Escaut.

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