La suite d'Histoires du Nord ...

mercredi 27 octobre 2010

quand la Princess se mire


après les vieux loups de mer, voilà les chiens marins


wallpaper 1440*900 : petit curieux


sentier lumineux


offerte


aux laboureurs de la mer


wallpaper 1440*900 : nostalgie


wallpaper 1440*900 : camouflage aérien


wallpaper 1440*900 : royal perchoir


miroir naturel


en manque d'automne ensoleillé


1795, l'autre bataille du Texel ...

A Dunkerque, qui ne connait pas la bataille du Texel ? En 1694, Jean Bart y avait fait preuve, avec ses marins d’une audace encore dans les mémoires. Pourtant cent un ans plus tard, une autre bataille eut lieu au même endroit sans laisser de traces dans l’Histoire alors que l’exploit mériterait de figurer en bonne place dans les chroniques.

Un matin d’hiver

En pleine guerre révolutionnaire, alors que la France tente de « libérer » ses voisins du joug de leurs propres rois, la Division du centre, emmenée par le général Delmas occupe le nord de la Hollande. Les Français, menés par Pichegru, en profitent pour pousser leur offensive. L’hiver est rude et les basses terres marécageuses se sont solidifiées avec le gel : chariots et canons peuvent progresser aisément. Le 20 janvier 1795, ce dernier apprend que la flotte hollandaise est prise dans les glaces entre le Helder et les côtes de l’Ile du Texel. Ordre est donné au Général Winter de prendre la direction d’Haarlem. La ville batave se rend après une éphémère résistance. Immédiatement, un détachement sous les ordres du commandant Lahure est dépêché vers la flotte. Elle ne se trouve qu’à une quarantaine de kilomètres. Profitant de la nuit et de la neige qui tombe en abondance, voilà les Bleus qui se dissimulent derrière les dunes du canal de Madsiep.

Quand vient l’aube

Le soleil commence à poindre sur l’horizon. Les hussards ont enveloppé de linge les sabots des chevaux. Une glissade serait malvenue. Les tirailleurs montent en croupe et la troupe cheminent entre les dunes. Devant les navires immobiles, ils somment les marins de se rendre. La flotte est là, à portée de tir, si ce n’est de main. Les pourparlers finis, la flotte hollandaise préfère se rendre sans condition. Le 23 janvier, 14 vaisseaux de ligne, quelques navires marchands et 850 canons passent sous l’autorité française de même qu’un petit bâtiment anglais qui avait tenté de s’échapper en creusant un chenal dans la glace et que, prestement, les hommes du 8e Hussards arrêtent immédiatement. Curieuses prises que celles de ce régiment : des cavaliers ont rendu à merci toute une flotte de combat…


lundi 25 octobre 2010

wallpaper 1440*900 : trouver sa voie...


aube ardente


wallpaper 1440*900 : un moment de calme


wallpaper 1440*900 : souvenirs d'enfances


rire, c'est le sel de la vie


chemins de traverses


Le Houblon, l'or des Flamands


coucou !


automne berguois


wallpaper 1440*900 : à l'affût...


wallpaper 1440*900 : explorer son environnement


wallpaper 1440*900 : cerbère célère


wallpaper 1440*900 : découvertes


Flandres...


wallpaper 1440*900 : incarcération


wallpaper 1440*900 : aurore sereine


wallpaper 1440*900 : nuées matinales


wallpaper 1440*900 : des clochers pour uniques montagnes


wallpaper 1440*900 : tout sourire !


wallpaper 1440*900 : jeux d'actualité


vendredi 22 octobre 2010

faut-il croire ...

... que nos vies ne soient guère plus solides que des châteaux de sable?

mercredi 20 octobre 2010

wallpaper 1440*900 : volte-face


wallpaper 1440*900 : plus haut


wallpaper 1440*900 : décollage


wallpaper 1440*900 : arrêt sur image...


wallpaper 1440*900 : en pleine course


wallpaper 1440*900 : reflets


Quand Jean Bart sauvait la France de la famine

1694, la France est le pays le plus peuplé d’Europe mais aussi le plus affamé. Environ 20 millions de Français qui subissent disette et famine à cause de récoltes catastrophiques et de spéculateurs qui misent sur la faim des plus pauvres. Louis XIV achète du blé russe et polonais mais les convois arrivent rarement à bon port, capturés par les Hollandais de la Ligue d’Augsbourg. Le contre-amiral De Vries le dira lui même à Jean Bart, l’ordre émane du Prince d’Orange, maître des Provinces-Unies et ennemi viscéral du Roi-Soleil ! L’on paye bien la protection de navires danois et suédois mais ces mercenaires ne s’acharnent pas à défendre les cargaisons, quand ils ne les revendent pas eux-mêmes !
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L’honneur des Dunkerquois

Avec ordre de se porter au devant de la flotte et de l’amener à bon port, l’escadre de Jean Bart rencontre une flotte de 60 navires le 29 juin 1694 à trois heures du matin. Dans l’obscurité, il distingue nettement des vaisseaux de guerre. Voilà le blé acheté par la France qui cingle toutes voiles dehors vers l’île de Texel. Huit vaisseaux hollandais, soit 388 canons, encadrent les navires prisonniers. Face à eux, les Français n’ont que 330 canons sur 9 navires, et encore compte-t-on parmi eux une frégate légèrement armée et deux flutes qui ne sont que de peu d’utilité au combat. Après un bref conseil de guerre, les capitaines dunkerquois décident que, malgré leur évidente infériorité, il leur est impossible de ne pas engager le combat ! La corvette légère « La Biche », forte de seulement six canons, part reconnaître l’ennemi. Après avoir essuyé le feu des Hollandais, son commandant rapporte qu’il s’agit de la flotte de Hecker, partie pour Dunkerque, prise la veille par l’escadre batave et dont les capitaines des navires les plus importants ont été relevés par l’ennemi. Les Dunkerquois décident de foncer puisqu’ils ne peuvent plus bénéficier de l’effet de surprise ! Décision est prise de compenser l’infériorité numérique en envoyant 120 corsaires sur une flute pour faire le nombre contre l’ennemi.

L’enfer sur mer

Jean Bart ordonne l’abordage. Prenant le commandement du « Maure », il se réserve l’attaque du « Prince de Frise », le navire-amiral hollandais dirigé par de Vries … qui manœuvre justement vers lui. Les Dunkerquois agissent pour le compte du roi et savent que le combat risque de ne pas être récompensé car Louis XIV manque d’argent… Le combat entre les navires-amiraux dure une demi-heure. Entre souffle des explosions, éclats du bois défoncé par les boulets, dans le bruit, la fureur et la fumée, 600 à 700 hommes s’entretuent sur le pont des deux navires drossés l’un contre l’autre et maintenus ensemble par des grappins. Les Flamands se battent comme des diables, tuant ou blessant plus de 300 Hollandais contre 19 tués et 77 blessés dans toute l’escadre. Cinq navires hollandais réussissent à prendre la fuite. L’amiral de Vries a un œil crevé par un coup de pic alors qu’il tente de défendre le pavillon-amiral. Il reçoit aussi un coup de pistolet en pleine poitrine et deux coups de sabre à la tête ! Jean Bart l’amène à Dunkerque où les chirurgiens l’amputent du bras gauche, déchiqueté par une balle de mousquet, après avoir été « anesthésié » d’une rasade d’eau de vie. L’opération ne le sauve pas mais qu’importe, il estime son honneur sauf pour avoir été vaincu par des héros, pas par des bandits, puis s’éteint le 1er juillet.

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Une goutte d’eau qui libère un océan

Le retour de la flotte produit un effet inespéré : bien que la cargaison ne couvre qu’une infime partie des besoins, les sujets du roi Louis ont toutes les raisons d’espérer et devant un tel succès, les spéculateurs baissent leurs prix, persuadés qu’attendre les ruinerait face à une abondance supposée de grains ramenée par les Dunkerquois.

Jean Bart envoie son fils François porter lui même la nouvelle de la victoire ainsi que le pavillon-amiral de de Vries. Malheureusement, le jeune homme, peu habitué aux parquets cirés de Versailles, tombe, atterrit presque dans les bras du roi qui coupe court aux railleries des courtisans en déclarant que les Bart sont meilleurs marins qu’écuyers… et d’anoblir et de payer Jean Bart !

Le Texel garde une résonnance particulière à Dunkerque, l’on ne s’y est pas battu pour l’or ou une gloire éphémère, les corsaires ont versé le sang pour le petit peuple qui souffre, pour ce pain si précieux qui représente la moitié du repas ! Peut-être faut-il voir aussi là le vrai début de l’idylle entre le roi et le port dunkerquois…

mercredi 13 octobre 2010

wallpaper 1440900 : perdre la tête ?


Brasseur de Bourbourg, de Flandre aux Amériques

Charles Etienne Brasseur naît à Bourbourg en septembre 1814. Ce missionnaire flamand est considéré comme l’un des précurseurs de l’archéologie et de l’histoire précolombienne… Aujourd’hui, Brasseur de Bourbourg, après s’être s’éteint à Nice soixante ans plus tard, reste un pionnier oublié.

Après avoir étudié la théologie et la philosophie à Gand, il publie rapidement des essais historiques. Ordonné prêtre à Rome en 1845, il est nommé professeur d’Histoire ecclésiastique au séminaire de Québec, son travail attire l’attention et les critiques. On ne sait pourquoi son cycle de conférence fut suspendu mais il en profite pour étudier l’œuvre du premier évêque catholique de Québec, François de Laval. Ses conclusions déplaisent à ses collègues canadiens et il lui fait mettre de la distance. Il devient vicaire général à Boston en 1846 et de 1848 à 1863 et œuvre ensuite comme missionnaire, essentiellement au Mexique et en Amérique centrale. Alors que l’Europe est tombée dans l’égyptomanie depuis l’expédition du jeune Bonaparte, il s’intéresse aux civilisations annihilées par la conquête espagnole. Le voilà attelé à une tâche titanesque : retrouver un savoir disparu. De 1857 à 1859, il édite une histoire de la civilisation aztèque. De 1861 à 1864, il fait publier plusieurs documents rédigés dans les langues locales indigènes et annonce en 1863 avoir réussi à traduire les glyphes Mayas ainsi que le «Popol Vuh», le livre sacré des Mayas Quiché, avec une grammaire de cette langue. Six ans plus tard, il révèle ses principes de cryptage. Malheureusement pour lui, alors que la langue maya est faite de glyphes dont les sens varient en fonction du dessin et du contexte, il ne voit qu’un simple alphabet. Il faut encore attendre plus d’un siècle pour que l’on commence à entrevoir la complexité de cette écriture et encore ! Les traductions les plus fiables n’apparaissent que dans les années 1970, avec souvent plus de questions que de réponses. Archéologue officiel de l’expédition française du Mexique en 1864, le gouvernement français publie ses «Monuments anciens du Mexique» en 1866. Cinq ans plus tard, il fait éditer sa «Bibliothèque mexico-guatémalienne».

Ne restent de lui que des études de monuments et des traductions finalement sans valeur pour n’avoir pas compris le système d’écriture. Il est cependant resté dans les mémoires des amateurs de mythologie en faisant mention des continents disparus de Mu (que Brasseur est le premier à évoquer) et de l’Atlantide, dans ses traductions alors qu’aucune étude scientifique ne vienne en confirmer l’existence réelle ni apporter de preuve tangible à ses propos.

samedi 9 octobre 2010

derrière les portes closes


tempus fugit


wallpaper 1440*900 : sourire figé


6ème Festival de la Musique et de la Langue Flamandes

6de Taele en Muuzyke Feestdaegen
6ème Festival de la Musique et de la Langue Flamandes
9-10 oktoober/octobre 2010
Mee/Avec TRADIFLANDRE

Wyne gaet je zien of kunnen doen binste de weeke-ende : Meer of 80 kramtjes en 3500 m² van ekspozysjen, groote markt van landproduukten, broodaktyviteiten, bezien mee vlaemsche bollen te speelen, wangelinge mit een karioole of op een eezel, oude manieren (spellewerk, landmeuren…), herbergespeelen, erfgoeg en kulteure associaesjen, boogschietinge, schryvers, vlaemsche beesten, koemelken, speelen op de pachtgoedplekke, uutvingen van ‘t vlas en vlasproduukten, bezien van een reuze te draegen …

A voir, à faire tout au long du week end : Plus de 80 exposants sur 3500 m², grand marché du terroir, animation autour du pain, initiation à la boule flamande, balades en roulotte et à dos d’ânes, découverte des savoir-faire flamands (dentelle, torchis…), initiation aux jeux d’estaminet, rencontre avec les associations patrimoniales et culturelles flamandes, initiation au tir à l’arc, rencontres d’écrivain à l’Espace Culture, découverte des animaux flamands, traite des vaches, jeux et animations à l’Espace Ferme, découverte du lin et de ses nombreux dérivés, initiation au portage de géant…


Zaeterdag 9 oktoober :

- 10:00 : de feeste is oopen, groote markt van landproduukten, vlaemsch pachtgoed, erfgoed, kuulteure en nateure van Vlaenderen gaen etoogt zyn

- 11:00 : inauguuraesje mee muuzyke en wegvliegen van duuven

- Van ten 15en toet ten 18en : 10ste vergaeringe van vlaemsche rhetorykers oover de styls. Stiksches, teksten of gedichten in ‘t vlaemsch (en verfranscht) mee muuzykespilletjes.

- 21:00 : Volksbaele mee « Te Vieren » (Ingaen 5 €)

Samedi 9 octobre :

- 10 h : ouverture de la manifestation, marché des produits de terroir, ferme flamande, découverte des savoir-faire flamands et rencontre des acteurs de la culture flamande.

- 11 h : inauguration en musique ; lâcher de pigeons.

- 14 h à 18 h : rencontres de Rhétorique sur le thème des métiers. Sketchs, saynètes, poésies en langue régionale flamande entrecoupés d’intermèdes musicaux.

- Bal Folk à partir de 21 h avec Te Vieren (Entrée 5 €).

Zundag 10 oktoober

- 10:00 : de feeste is oopen, groote markt van landproduukten, vlaemsch pachtgoed, erfgoed, kuulteure en nateure van Vlaenderen gaen etoogd zyn

- Van ten 14:30 toet ten 19en : 5 muuzykespils van oovertyd en van nuuw mee Skassoulets (spils van den karnaval van Belle), D'Accornemuses (doedelzakken van Frans-Vlaenderen), Hopland (vlaemsche volksmuuzyke), Blootland (lydges van de kuste), en Willem Vermandere (Vlaemsche muuzyke van oovertyd en van nuuw)

- 14:30 : Reuzen processje. Een stik of twaelve reuzen van Vlaenderen en van de Belgyken gaet van de Zyckelinstraete neerekommen om op de plekke van de feeste gaen

- 15:30 : danse van de reuzen op d’ ingaen van den salong

- 19 :00 : de feeste is edaen

Dimanche 10 octobre :

- 10 h : ouverture de la manifestation, marché des produits de terroir, ferme flamande, découverte des savoir-faire flamands et rencontre des acteurs de la culture flamande.

- 14 h 30 à 19 h : 5 concerts de musique flamande traditionnelle et contemporaine avec au programme les Skassoulets (reprises festives des vieux airs bailleulois), D’accornemuses (ensemble de doedelzakken de Flandre française), Hopland (musique traditionnelle flamande), Blootland (Chants des populations maritimes des côtes de Flandre) et Willem Vermandere (musique flamande traditionnelle et contemporaine).

- 14 h 30 : parade de Géants ; une douzaine de géants de Flandre et de Belgique descendra la rue du Zyckelin pour vous amener sur le lieu de la manifestation.

- 15 h 30 : rigodon de géants à l’entrée du salon.

- 19 h : clôture du salon.