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lundi 11 juillet 2011

du mois de juillet 2011

Juillet, le « Quintilis du calendrier de Romulus, devenu « Julius » en l’honneur de Jules César sur proposition de Marc-Antoine, son cousin et lieutenant qui devait devenir ensuite Antoine et rival d’Auguste, ne marque aucun début de saison mais il reste un mois très flatteur pour les calendriers car il contient non seulement la fête de la Nation le 14 juillet, mais il marque l’arrivée des vacances et de la canicule.


Pour Charlemagne il était le mois de foins et la révolution en avait fait « messidor », ce qu’il est bien encore dans ses premiers jours, le mois des moissons avant de devenir « thermidor le mois de la canicule qu’il partage avec son collègue « août ».


« Et je croys se je vous disoye


Les valeurs qui sont en mon fait


Qu’à grant peine creu je seroye,


Et si suis le moys de Juillet,


Je suis joyeux e peu de plet


Pour tous bien faire tost meurir »


Grand Calendrier des Bergers de 1496


Juillet c’est aussi le mois où l’on met le verger en confitures et le potager en conserves.


Depuis le premier du mois, pas question de chômer : « A la saint Thierry aux champs jours et nuits ! ».


Les premiers jours de ce mois sont des jours de références pour la pluie s’il en fait : « Pluie que Saint calais ( le 1er) amène durera au moins six semaines » et pour la fête de la Visitation le 2 « S’il pleut à la Visitation trente jours de bénédiction ». Las ! malgré une éclipse le premier juillet le temps est resté très sec du moins dans le midi et la sécheresse gagne la grande partie du pays.


La lune au périgée le 7 a amené une très légère baisse des températures. Le nœud lunaire du 13, et la pleine lune du 15 vont amener ici ou là un temps plus orageux, mais après le 21 et l’apogée de la lune la chaleur sera très probablement au rendez-vous avec des zones orageuses qui toucheront la plupart des régions, alors que le soleil de Juillet/Thermidor battra son plein. Ce sera la « Canicule » c'est-à-dire la période où le soleil se lève et se couche dans la constellation du chien avec Sirius une des étoiles des plus brillantes du système planétaire.


Quels dictons citer que je ne vous ai déjà donnés, avec souvent aussitôt son contraire ?


Le 13 juillet « C’est vers la Saint Hippolyte que le raisin change plus vite ! » on dit qu’il tourne s’il commence à prendre de la couleur. Mais ce jour c’est aussi la Saint Eugène. Or : « Pluie à la saint Eugène met le moissonneur à la gène » on comprend bien cela car il n’est pas question d’engranger du blé, du foin ou tout autre moisson si elle est mouillée. « Mais le soleil pompe l’eau c’est signe de huit jours chauds ! ». On trouve encore « Du tonnerre à la sainte Marguerite ( le 20) le vilain se console vite ; il n’est jamais assez mouillé pour que le blé soit rouillé ». Le blé ne craindra plus les caprices du ciel. « Vers la Saint Marguerite toujours pluie est maudite, le chou réussit le froment pourrit » et Virgile écrivait « les pluies sont le fléau des moissons mûres ». Sainte Madeline le 22 arrive avec la canicule « A la sainte Madeleine, la noix est pleine, la noisette bonne à manger, le raisin formé, le blé au grenier, la paille au pailler ».


Juillet cette année verra deux nouvelles lunes puisqu’un nouveau mois lunaire va commencer dès le 30. Ca c’est pour tous ceux qui croient diffuser sur le net un scoop sur les soi-disant caractères exceptionnels de cette année 2011 avec des mois à plusieurs lunes ou des dates qui présentent un caractère exceptionnels parce qu’ on joue avec le chiffre 1 ou 11 ! L’an prochain on fera pareil avec le 12.


Du 1er au 12 la courbe lunaire est descendante, c’est une bonne période pour tailler, en particulier ce qui a muri ou fleuri. Puis du 12 au 27 en courbe montante ce sera le moment de faire des greffes et des boutures.


Avec le 14 juillet nous avons tendance à penser un peu vite à la prise de la Bastille et aux feux d’artifice en oubliant bien trop vite les origines des deux.


Certes le 14 juillet est bien l’anniversaire de la prise de la Bastille mais ce qu’on célèbre ce jour-là c’est la Fédération, c'est-à-dire ce qui devrait « réunir » ! et symboliser l’Unité Nationale. En 1790 c’était cet enthousiasme qui régnait sur tout le Champ de mars pour la première grande fête de la Nation. En 1792 l’enthousiasme des premières années de la révolution avait largement commencé de s’émousser. En 1880, sur proposition de Benjamin Raspail, le président Jules Ferry promulgua le décret qui fit du 14 juillet notre Fête Nationale, ce qui valut à bien de petits enfants de certains pays ( faut que je fasse attention à ce que j’écris pour ne pas être taxé de racisme ! ) de s’appeler « Fetnat » !. L’esprit national était encore bien vivant surtout après les guerres. Aujourd’hui.. on danse et on tire des feux d’artifice.. Artifice.. tiens ! voilà un mot qui pourrait bien qualifier notre sentiment patriotique d’aujourd’hui ! Sans autres commentaires !


Quant aux feux d’artifice qui réjouissent petits et grands ils existent depuis bien longtemps. On les retrouve au XVIe siècle dans un ouvrage italien consacré à la guerre. Certes la poudre vient de Chine. Mais le premier grand feu d’artifice tiré en France le fut à Paris place des Vosges, le 7 avril 1612 à l’occasion du mariage de Louis XIII et d’Anne d’Autriche. La vogue de ces feux se répandit bien vite, tant l’homme a été attiré de tous temps par l’image du feu et de l’incendie.. ! Dès le Moyen-Âge, l’effet lumineux qui accompagnait l’envoi des boulets de canons exerçait une réelle fascination sur les peuples. Au XVIII e siècle on découvre les effets rougeoyants que procure l’adjonction de limaille de fer. Claude-Fortuné Ruggieri perfectionne cette méthode et depuis Louis XV l’entreprise Ruggieri est indissolublement liée à l’histoire des feux d’artifice. Les cinq frères Ruggieri s’installent à Paris dès 1730 et ils fondent une véritable dynastie toujours présente aujourd’hui même si en 1997 elle s’est alliée avec la dynastie des Lacroix de la région toulousaine. La pyrotechnie est devenue une science que l’informatique permet de porter au maximum de ses possibilités pour notre émerveillement. Même si ça fait beaucoup d’argent qui part en fumée et qui pourrait-être consacré à de plus nobles causes que de réjouir le peuple.. !


Comme il est encore temps de cueillir les plantes médicinales, je vous livre cette recette qui découle de la « leibothérapie » ou « Fleurs de Bach ». Le Docteur Bac qui a réellement existait voulait que chacun puisse fabriquer son propre élixir. Sa méthode permet de soigner de nombreux maux en rééquilibrant les émotions. La camomille apaise la colère et le houx la jalousie. La sauge calme l’impatience - ( le 14 juillet dans le calendrier républicain était le jour « sauge ») – La vigne calme la froideur. La sensation de souillure disparaîtra avec la fleur de pommier. C’est ainsi qu’on se débarrasse des angoisses métaphysiques avec l’ail, de la timidité avec le peuplier, de la mélancolie avec la moutarde ou d’un excès d’autoritarisme avec la vigne.. ( pas avec le vin ! ).


Les pétales et les feuilles devront être cueillis vers 10h du matin de façon à avoir devant soi quelques heures de plein soleil.


Dans un grand bol de verre transparent mettez 3 litres d’eau de source pure. Ajoutez 200 à 300 grammes de fleurs en pétales. Placez le bol 4 heures de temps au soleil. Si un nuage passe quelques minutes il faut recommencer toute l’opération… ! Filtrez, avec une étoffe en coton, le liquide, dans un autre récipient de verre que vous remplirez à moitié. Complétez par du cognac pour obtenir environ 2 litres « d’essence –mère ».



Pour faire un flacon d’élixir floral, à l’aide d’une pipette, diluez 2 gouttes de cette « essence-mère » dans un flacon, de 30 ml de cognac. Remuez doucement le flacon pendant 3 minutes.



Posologie : 2 gouttes 3 fois par jour.. Vous m’en direz des nouvelles ! avec l’espoir, avec cet élixir de vous retrouver fidèle à ma chronique le mois prochain !



Addissias !


Jean Mignot le 10 du mois de juillet 2011

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