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mardi 2 août 2011

les débuts des Franciscains à Valenciennes vers 1219

in Jacques de Guise, Annales de Hainaut, livre XXI, chap 2 & 3 (fragments), MGH Scriptores, XXX, tome I, hanovre 1896


" Le temps passant, Innocent III mourut, et Honorius lui succéda à la tête du diocèse de Rome. Plus de deux ans après son intronisation, du vivant de Saint François - douze ans après la conversion du saint, huit ans avant qu'il rendit son esprit à Dieu - l'an de l'Incarnation du Seigneur 1215 ou environ (sic), les frères mineurs firent leur première apparition publique en Hainaut, dans la ville de Valenciennes. Ils étaient six, quatre laïcs et deux prêtres. Envoyés là par frère Pacifique, premier ministre de France, ils furent reçus avec honneur et piété, tout comme il convenait par l'évêque d'Arras, lequel avait rencontré les frères à la croisade faite auparavant contre les Albigeois. ces frères étaient guidés et dirigés par frère Guillaume qui fut ensuite custode de la première Custodie de Saint-Quentin, comme en témoigne son épitaphe. C'était sans conteste un homme d'une grande sainteté et d'une grande foi. [texte de l'épitaphe]

Sur le mandement de l'évêque d'Arras, un prêtre fort dévôt, un nommé Jean sauvage, doyen de la chrétienté d'Arras, reçut les frères dans une maison appelée de nos jours Mont Chapelle, hors la porte Pissote, près de Valenciennes, dans la paroisse Saint-Vaast. [Description générale de leur piété et de leurs prières]

Ils fréquentaient l'église paroissiale de Saint-Vaast en tout humilité et dévotion et quand l'un d'eux prenait le chemin de toute chair, c'est dans cette église qu'il était enseveli. Après peu de temps, l'an du Seigneur 1219, animé d'une fervente dévotion envers les frères, le peuple prit conscience des multiples défauts du local habité par les frères. Dans un endroit plus sain et plus adéquat, pas très éloigné du premier, les procureurs des pauvres construisirent, grâce aux aumônes communes, un petit couvent dont ils dédièrent l'autel et l'église à Saint-Barthélémy qui, jusqu'à sa peau, a tout abandonné au Christ, ainsi qu'à Sainte-Marir-Madeleine qui a mérité, grâce à ses larmes et à ses pénitences, la grâce du Christ. [Du consentement des évêques de Cambrai et d'Arras, les frères s'y transportent sept ans après leur première installation, en 1222? ], après qu'on eût, à la prière instante des frères, déposé et détruit certains édifices trop voyants."

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