La suite d'Histoires du Nord ...

samedi 6 août 2011

Saint-Patrice, apôtre de l'Irlande (17 mars)

Parce que Patrice, ou Patrick, c'est selon, convertit l'irlande et en fit au Haut-Moyen-Âge un des plus beaux bastions de la chrétienté naissante, ce sont furent essentiellement des Irlandais, comme saint Willibroard, qui évangélisèrent les populations du Nord de la Gaule... Il convenait donc bien ici de lui rendre justice:



"S'il est vrai que l'éclat des vertus des enfants rejaillit sur les pères, quelle gloire pour saint Patrice d'avoir été le fondateur d'une église si féconde en héros chrétiens, qui peupla de saints un grand nombre de régions étrangères, et qui même, dans ces derniers temps, s'est montrée si résistante à conserver le dépôt de la foi, malgré les persécutions que l'hérésie lui a suscitées! [Note d'HDN2 : allusion aux mesures vexatoires subies par les catholiques irlandais du fait du pouvoir anglais] ce saint naquit vers la fin du IVe siècle, dans un village de la Grande-Bretagne. A l'âge de seize ans, il fut enlevé de son pays, avec plusieurs vassaux de son père,par une troupe de barbares qui l'emmenèrent en Irlande, où il fut réduit à garder les troupeaux dans les montagnes et les forêts. Dans cette cruelle position, il eut beaucoup à souffrir, et il souffrit en chrétien. Il passait en prières une grande partie de la nuit et du jour, et demandait surtout à Dieu cet esprit de religion qui fait supporter les épreuves avec patience et même avec joie. La providence le délivra au moment où il y pensait le moins, et le ramena en Angleterre après six ans d'esclavage. Ensuite on le fit diacre, prêtre, puis evêque, pour aller annoncer l'Evangile aux Irlandais. Patrice, sans reculer devant les difficultés, le danger même de cette mission, passa en Irlande, parcourut toute cette île, où l'idôlatrie régnait presque universellement. Ses prédications y produisirent de merveilleux effets : l'irlande fut bientôt convertie à la foi, et devint une pépinière de saints pour le ciel. après bien des persécutions, qui ne manquèrent pas de venir entraver les belles oeuvres qu'il fonda, il mourut paisiblement versl'an 464.


in F. P.B. - Vies des saints pour tous les jours de l'année - Tours, 1891

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