La suite d'Histoires du Nord ...

vendredi 29 avril 2011

faune tranquille

presque comme chez nous à Maastricht

Le passage sur la Meuse, voilà la traduction de Maastricht, et comme en tout lieu de passage, le brassage est de mise... Comment ne pas s'étonner dès lors des similitudes entre nos villes des Pays-Bas méridionaux ?


ça gaze à Maastricht

Sur la place de l'Hôtel de Ville de Maastricht, un peu à l'écart, se dresse la curieuse statue du Père Minckelers, découvreur du gaz de ville, qui équipe vite toutes les maisons... Tenant un bec allumé, elle rappelle les héros oubliés de notre confort moderne...

Envie d'une croisière mosane...

A Maastricht, calme et sérénité au bord de la Meuse...

A Dunkerque, un lien étérnel entre toutes les générations

Sincèrement, qui de Dunkerque, ne s'est jamais fait photographier devant la statue du Commandant d'Escadre?

en mémoire des "demoiselles au pompom rouge"

insouciance d'avant-guerre ...

aux étés d'antan

nostalgie d'été

jeudi 28 avril 2011

Des ossements humains retrouvés rue de la Cunette, face aux 4 Écluses

Des découvertes peu communes ont été faites par des employés de la société bray-dunoises de bâtiments et travaux publics, Demeyere.

L'entreprise intervient actuellement rue de la Cunette, en face du café-concert des 4 Écluses, pour un chantier d'assainissement. Les travaux qui ont débuté mercredi 20 avril, doivent durer une semaine. Mais, jeudi 21 avril, dans l'après-midi, les ouvriers sont tombés sur un os. Et sur trois squelettes plus particulièrement. La découverte a été réalisée par les employés de la société qui avaient creusé une tranchée profonde dans la chaussée pour réaliser des travaux d'assainissement.
« Il y avait trois squelettes au complet avec tous les os et les crânes. Ils étaient disposés côte à côte, et de façon parallèle », explique un des ouvriers. La tête dirigée vers les 4 Écluses.

Sac d'os
La police de Dunkerque s'est rendue sur les lieux. Cependant, les fonctionnaires de police ne se sont pas attardés au regard de l'ancienneté des restes. Ces squelettes ont été découverts à 2,50 mètres de profondeur, sous une couche d'enrobé et plusieurs strates d'occupation ancienne. Cette découverte, qualifiée de fortuite, relèverait davantage de l'archéologie que du domaine judiciaire.
Les ossements mis au jour ont été prélevés et mis à l'abri. Deux squelettes sur trois ont été prélevés, les restes du troisième étant enfouis sous la partie bétonnée qui n'a pas été percée par l'entreprise de BTP. Il n'a pas été procédé à des recherches plus poussées.
Le lendemain, vendredi, les ouvriers sont de nouveau tombés sur des ossements. « Mais cette fois, il ne s'agissait pas de squelettes entiers. Il y avait tout un tas d'os mélangés à des gravats », explique un employé. Les os ont été stockés dans un sac qui sera remis aux autorités compétentes.
Les restes feront l'objet d'un examen de la part des services régionaux d'archéologie, qui dépendent de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles). L'endroit de la découverte a été consigné par les services archéologiques. Au regard de la profondeur importante à laquelle les ossements ont été découverts, il est cependant peu probable que les archéologues y reviennent un jour dans le cadre de fouilles préventives. Pour cela, il faudrait que le sol à cet endroit soit menacé de destruction et donc vraisemblablement concerné par un projet urbain lourd.
Ce genre de découverte est assez rare. « Heureusement, souffle l'employé, car avec cette histoire, on a perdu une demi-journée de travail ! » Les travaux sont prévus pour se terminer ce mercredi.

S.U et D.E.
in LE PHARE DUNKERQUOIS, mercredi 27 avril 2011

sincères regrets

Nous déplorons l'annonce faite qui tient lieu d'obituaire pour un des derniers coins de nature du littoral dunkerquois. La semaine prochaine, le Président de la République doit venir à Gravelines annoncer la construction du terminal méthanier.

Encore une fois, on prend plus en compte l'intérêt des puissances de l'argent et du capital au détriment des plus petits. Curieux choix aussi que Gravelines... si ce n'est que la ville ceinte de remparts pour être fermée afin d'interdire le passage à tout contestataire et offrir aux invités triés sur le volet le spectacle d'une unanimité de fait !

Le Clipon était un dernier havre de paix pour nous, les photographes et amateurs de promenades, des lieux que nous partagions aussi avec les chasseurs et parfois avec des populations plus précaires en quête d'une meilleure vie ailleurs... mais c'était le dernier endroit aisément accessible qui permettait de se trouver un peu seul, loin des plages encombrées et des terrasses envahissantes...

Ici, que la mer, et parfois les bruits du port tout proche et quelques souvenirs de guerre qui ont échappé aux destructions de l'extension du port...

Et en outre, nous voilà avec une prochaine nouvelle structure industrielle dangereuse... Comme si la zone dunkerquoise n'en manquait pas... à la place des zones de nidification, il poussera bientôt une nouvelle zone interdite à tous...

Finies les journées à la maison du pendu, adieu les kite-surfeurs... Ces terres laissées en suspend avec la naissance du port ouest ont enfin trouvé une destination... Quant à vous, quant à nous, et quant à la faune qui se fait rare, c'est un peu plus de notre espace vital qui se réduit, un peu de notre liberté qu'on ampute... et pour nous, quel bénéfice réel ?

le gardien des portes célestes




La finesse du travail des artistes donnent une nouvelle dimension à la foi, elle ajoute de la grâce au premier Evêque de Rome, premier Pape mais aussi détenteurs des clés du Paradis, pieusement abrité par le Trésor de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle .

la porteuse de pain ... d'épices

Au coin d'une rue d'Aix-la-chapelle, une statue aime à rappeler que les habitants de la ville impériale sont aussi amateurs de bonne chair...

confrontation

bienveillance carolingienne

sérénité impériale

Le buste reliquaire de Charlemagne accueille toujours le visiteur au Trésor de la cathédrale d'Aachen

envers et contre tout

Malgré les "mille nuits" de bombardements, Aix-la-Capelle a su garder son éclectisme architectural, entre immeubles de verre et maisons de maîtres, quelques perles ont résisté au temps...

sauvagement...

sous les auspices impériales


Solidement campé sur ses jambes, portant les insignes de son pouvoir tant spirituel que temporel, l'Empereur Charlemagne se dresse fièrement devant le gigantesque hôtel de Ville d'Aix-la-Chapelle...

souvenir de mission



Saint-Etienne, évangélisateur de la Hongrie, reçoit l'hommage des habitants d'Aix-la-Chapelle et côtoie l'empereur Charlemagne au pied de la cathédrale où ce dernier repose.

cathéchisme de pierre

Les murs rythmés par les statues des personnages de la Bible s'offrent au regard des visiteurs qui déambulent au pied de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle... racontant les heurs de la foi.

vers le ciel

Le choeur de la cathédrale d'Aachen (Aix-la-Chapelle) s'élance telle une prière vers le ciel.

en couleurs

Le musée du couvent d'Aix-la-chapelle est revêtu de couleurs vives et chatoyantes. La Révolution industrielle a recouvert de gris les pays du Nord, qu'ils soient au septentrion de la France, du Bénélux ou encore de l'Allemagne du Nord, faisant sombrer dans l'oubli les couleurs vives qui réhaussaient les sombres paysages urbains et que l'on redécouvre enfin.

un aperçu plus simple


Enchassée dans la ville, cernée par les maisons, la cathédrale d'Aix-la-Chapelle n'est pas toujours aisée à découvrir si ce n'est à l'aide d'une maquette finement détaillée disposée près de l'entrée

souvenirs impériaux

Petit détour par le coeur de l'Emoiure carolingien, le Dôme de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle, chère à Charlemagne, abrite toujours la chapelle palatine

Albert Gayet, l'inventeur méconnu de la momie de Dunkerque

Quel est le point commun entre Grenoble de Dunkerque ? L’air pur ? Le Hockey-sur-glace ? Non, juste Albert Gayet…

Né à Dijon en 1856, ce fils d’un marchand de peau se passionne pour l’Orient au point de prendre Gaston Maspero pour directeur de recherches et de partir en Egypte. C’est que le Maître est une sommité, à l’origine, entre autres de la découverte de la momie de Ramsès II !

Sous l’autorité du Boulonnais Auguste Mariette, qui a créé en 1858 le service des antiquités égyptiennes au Caire, il fouille méthodiquement le pays. Mais la mode et la recherche privilégient les monuments purement égyptiens et se désintéressent des périodes postérieures : les monuments de cette époque sont grandioses et attirent les voyageurs. Mariette accepte en 1895 d’envoyer Albert Gayet à Antinoë, à 300 kilomètres plus au sud. La ville a été fondée par l’Empereur Hadrien, en 132, en l’honneur de son favori, Antinoüs, mort noyé dans le Nil. C’est une cité purement romaine dont les habitants adoptent facilement les us et coutumes des populations qu’ils côtoient. Gayet peut aussi constater la lente progression du christianisme, clandestin et persécuté, puis toléré et enfin officiel et suivre l’histoire de l’Egypte copte où le paganisme persiste, où les croyances s’influencent... La cité, importante, est même érigée en Evêché.

Quinze ans durant, Albert Gayet découvre d’importantes nécropoles coptes et exhume de nombreuses momies que le public peut encore admirer. A Dunkerque, la petite prêtresse rousse, fait exceptionnel, entièrement couverte d’or est largement connue du public. Quel enfant n’a pas fait le tour de cette « antiquité » découverte en 1906 qui ne correspond pas à l’idée que l’on se fait traditionnellement d’une momie ?

A Grenoble, c’est une prophétesse qui semble elle aussi dater du IIIe ou IVe siècle. Allongée elle aussi sur un lit de feuilles de figuiers, elle a conservé de riches habits coptes aux parures fines et délicates. Les découvertes majeures de Gayet sont partagées entre Paris et le Caire mais lorsqu’il décède en 1916, il lègue au musée de sa ville natale sa collection personnelle de tissus coptes, notamment les linges funéraires… mais nombre de ses découvertes sont disséminées un peu partout en France : notre momie n’est dunkerquoise que depuis 1907 !

samedi 23 avril 2011

souvenirs d'entreprises

wallpaper 1440*900: nostalgie ?


la place du théâtre de Dunkerque change régulièrement de visage entre la destruction du lycée Benjamin Morel - qui permet enfin de voir la caserne Verhuell - et les fouilles archéologiques... Les arbres ont disparu du paysage, la statue commémorant résistants et déportés est partie se promener et le théâtre reconstruit après la Libération offre presque le visage qu'il avait lors de son inauguration...

en pleine découverte ...





sortir de l'ombre

wallpaper 1440*900 : sous le regard de Saint-Eloi

semblant d'été à Bray-Dunes

wallpaper 1440*900 : rutilante monture

wallpaper 1440*900 : envie de prendre la route ?

wallpaper 1440*900 : l'heure et l'art de la toilette

un simple regard

jour de marché...

jeudi 21 avril 2011

Ostende, la « Reine des plages »


A l’extrémité orientale d’une petite île émergeant à peine des flots, Ostende, petit village exposé aux forces de la nature, est devenu un haut lieu de villégiature dès la naissance de l’Etat belge. Si le village est mentionné en 814, l’on a peu de renseignements sur ses premiers siècles d’existence. Au XIIIe siècle, il est élevé au rang de ville par Marguerite de Constantinople. Comme nombre d’agglomérations du littoral, ses habitants sont confrontés aux assauts de la mer. S’ils construisent le port au milieu du XVe siècle, ses habitants sont contraints de déplacer la ville, quelques décennies plus tard, un peu plus au sud pour l’abriter derrière une digue. Ostende fait alors sa fortune avec la pêche au hareng. Les siècles passent… Ostende est souvent malmenée par les guerres. En 1489, elle est pillée par les troupes de Maximilien Ier d’Autriche. Lors du soulèvement des Pays-Bas, pendant la guerre de 80 ans, les Protestants s’enferment dans la ville, rasent une partie des dunes. La mer s’engouffre alors dans la brèche, à l’emplacement de l’entrée actuelle du port. De 1601 à 1604, elle est assiégée par les Espagnols. Les Gueux, obligés de capituler, rendent une ville ruinée qui ne subsiste par la suite que grâce à la guerre de course. En 1722, la maison d’Autriche créé la Compagnie d’Ostende, qui obtient le monopole du commerce dans les Indes orientales et occidentales. Elle se spécialise très vite dans les denrées rares et les épices d’Extrême-Orient. Puissante, elle est néanmoins dissoute sept ans plus tard, pour empêcher un conflit avec l’Angleterre et les Provinces-Unies. Le port devient la préoccupation essentielle des Ostendais qui entretiennent un commerce important avec les Anglais. Leurs efforts sont ruinés par le blocus continental décrété en 1806 par Napoléon Ier afin de détruire l’économie anglaise.

Une destinée anglaise.

La bonne société britannique invente la mode des bains de mer à la fin du XVIIIe siècle. En 1784, un aubergiste anglais obtient le droit de bâtir un petit pavillon où les baigneurs viennent acheter quelques rafraichissements. Le tourisme balnéaire est né : les Anglais qui viennent visiter le champ de bataille de Waterloo aiment s’arrêter dans la petite bourgade où certains notables font construire des villas. Dès 1834, la famille royale prend ses quartiers dans la petite ville flamande. Le roi Léopold Ier séjourne régulièrement dans une demeure de maître. La reine Louise-Marie y rend le dernier soupir… Dans de telles conditions, Ostende est LE lieu où il faut être pour tout noble ou grand bourgeois qui se respecte. En 1839, Ostende est reliée par le chemin de fer à la capitale. De plus, une ligne de ferry, la malle, est mise en place pour rallier Douvres dès 1846. La ville est la mode : en 1850, le premier casino-kursaal est construit, en bois, pour être facilement démonté en cas de guerre. Pourtant Ostende est démilitarisée en 1865. Une fois les fortifications rasées, la ville peut entamer son expansion.

L’intérêt royal ne se dément pas. Léopold II y installe sa résidence d’été en 1874 en construisant le chalet royal. Son influence sur les architectes et urbanistes est réelle… Quant aux Anglais, ils sont « chez eux » : en 1883, le Grand Prix d’Ostende se tient dans le nouvel hippodrome que l’on baptise du nom de Wellington, le vainqueur de Waterloo. A partir de 1895, c’est l’Anglais North, le « roi des nitrates », qui mène à bien un nouveau projet d’aménagement du côté de Mariakerke et obtient en même temps une concession de chemin de fer vicinal entre la ville et Middelkerke… En 1896, l’église saint-Pierre-et-saint-Paul se consume dans un incendie. Qu’importe, elle est rebâtie dans un très beau style néogothique à partir de 1901 pour être inaugurée en 1905. La ville cherche son caractère propre… entre villas à l’anglaise, maisons de maîtres, vieilles demeures à pas de moineau et église aux dentelles de pierre…Ostende subit d’effroyables destructions pendant la première guerre mondiale, car c’est désormais un port de guerre allemand dont les sous-marins font des ravages et la banlieue n’est pas plus épargnée à cause des canons lourds que le Kaiser a fait installer. La tentative anglaise pour bloquer le port reste là dans toutes les mémoires. Après la Grande Guerre, Ostende bénéficie des congés payés et attire sans cesse plus de monde. Aux demeures bourgeoises qui ont survécu aux guerres, on donne pour voisins de hauts immeubles puis des géants de verre. La ville reste un but privilégié de promenade, avec sa longue plage de sable fin mais laisse un goût bizarre aux amateurs d’architecture par le mélange des styles et des époques…