La suite d'Histoires du Nord ...

dimanche 22 juillet 2012

On n'osait plus y croire...

 Dire qu'il y a une dizaine d'années, nous subissions une canicule qui battait tous les records en termes de chaleur comme en pertes en vies humaines, par manque d'habitude de ces températures exceptionnelles. Cette année, rien de tel, bien au contraire. Nos terres septentrionales sont depuis de longs mois baignées d'une lumière grisâtre, de lourds et épais nuages nous recouvrent quotidiennement, et les pluies, les averses, les draches... sont devenues notre lot quotidien quand la France méridionale est effondrée sous de plus fortes chaleurs...
 Soudainement, hier, dans le courant de l'après-midi, les nuages se sont dissipées et nous avons pu découvrir un ciel azuréen sans aucune nébulosité. Certes, ce ne sont pas les chaleurs des grands étés mais il faut bien que la chaleur ait le temps de s'installer, du moins est-ce un voeu pieu formé par tout à chacun...

 On n'ose espérer le maintien de ce grand soleil, encore un peu frais... et le lendemain, au moment où péniblement s'ouvrent les paupières, on se surprend devant le bleu qui perce les volets. On se dit d'attendre au moins l'heure du changement de marée qui rend le temps si capricieux et enfin... on ose, on sort.
 Votre humble serviteur, resté enfermé de longues journées, se décide: direction le lac d'Armbouts-Cappel. Une vaste étendue d'eau artifcielle en bordure d'autoroute... La fraîcheur du couvert d'arbres, le calme de l'onde, pareille à un plateau de verre... Je refuse la plage et ses terrasses envahissantes, sa foule trop heureuse de déambuler enfin en tenue estivale pour une relative tranquillité campagnarde. en aimant de moins en moins se balader dans le Siècle, on finit par retrouver des aspects tombés dans l'oubli.

 Il y a bien quelques groupes de jeunes qui ponctuent la rive, se partageant le bord de rive avec des pêcheurs, parfois installés pour le wikainde, il n'est nul bruit, nul cri, hormis les différents oiseaux qui s'interpellent... et comme les poissons ne sont guère bavards. Ici, pas de baraque à frites, pas de guinguette.. A part l'hôtel qui est établit et qui fonctionne à des heures diverses, rien ne semblerait pouvoir troubler la quiétude des lieux. Coup de chance, il n'y a pas de réceptions organisées cet après-midi et l'on croise non point des invités endimanchés mais des familles qui profitent de promener leurs chiens...


 La nature offre alors un spectacle renouvelé où les abeilles butinent et les libellules poursuivent leur vol erratique, seules ou en couple... Les oiseaux connaissent bien les promeneurs qui contribuent largement à leur pitance... Guère farouche, om peu s'en faut, on se se sent finalement accepté par les locataires des lieux.


 Aussi, profitez si par le plus heureux des hasards le soleil se maintenait, loin de la plage qui inévitablement se surpeuplera pour rattraper les jours de disette... pour faire le tour du lac et ne pas hésiter à s'arrêter, se baisser, se poser et profiter d'un moment de paix.



1 commentaire:

  1. C'est tout prêt de chez moi!J' y vais occasionnellement ,toujours avec plaisir , et avec les bras chargés de restes de pain , mais j' avoue avoir un besoin viscéral de voir la mer, même l' hiver et par grand vent.
    Adel

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