La suite d'Histoires du Nord ...

samedi 28 avril 2012

voyeur peu discret

Et voilà un visiteur bien importun, passager de la pluie, qui s'est hissé tranquillement sur la vitre de la fenêtre du jardin et s'offre un panorama indiscret sur notre quotidien... On frémit à l'idée des ragots qu'il pourrait faire circuler... voyeur peut-être mais témoin muet...

printemps à géométrie variable






soir de pluie

 Pourquoi chercher loin... Le Printemps n'a d'existence qu'officielle, les dépressions ne semblent pas plus au courant que les anticyclones... Rares moments de soleil, vent en rafale avant la pluie... et l'on prétendrait nous faire sortir de nos confortables et douillets nids... Déjà ouvrir une fenêtre...





sans commentaires si ce n'est les vôtres


printemps vespéral


c'est le printemps depuis un mois... il paraît...


post tenebras spero lucem...


dimanche 22 avril 2012

dans toute bonne bibliothèque : trois ouvrages de Remy Desquesnes


Publié l'année dernière, les "Poches de résistance allemande" reprend la destinée des poches de l'Atlantique, ultimes point de résistance allemande face à la déferlante alliée. Faire de l'Europe une forteresse inviolable fut le fantasme des troupes d'occupation. Beaucoup d'efforts déployés pour peu de résultats pour, finalement, se recroqueviller sur quelques points de fixation comme Dunkerque. L'ouvrage richement illustré, clair et didactique, reprend l'histoire des ces poches, non l'une après l'autre mais organisée selon des thématiques précises. De nombreux encarts permettent d'en savoir plus sans perdre le fil de la lecture...


 Sorti il y a quelques semaines, ce nouvel ouvrage concerne particulièrement nos régions. Au travers de documents nombreux, clairs et concis, Rémy Desquesnes livre un ouvrage de référence accessible à tous sur les terribles armes de représailles du IIIe Reich qui, si elles furent mises au point à Peenemünde, n'en ont pas moins été mises en oeuvre essentiellement à partir de nos régions qu'il s'agisse, entre outre de Watten d'Eperlecques ou de Wizernes, comme des sites de lancement artésiens... Une bonne entrée en matière pour ceux qui s'intéressent à la seconde guerre, à la technologie ou aux prémisses de la conquête spatiale.


Loin de nous l'idée d'oublier ce dernier ouvrage. La Forteresse Europe a été le grand phanstasme hitlérien. Au delà des souvenirs douloureux, bornons nous à rappeler que ce fut aussi un temps de prouesses techniques et scientifiques pour lequel les populations occupées on payé un lourd, trop lourd tribut... A posséder aussi dans toute bonne bibliothèque qui se respecte : les côtes flamandes et artésiennes sont bien représentées...

Bref, trois ouvrages à la portée de tous (et de toutes les bourses) des must-have en somme...

FLASH INFO : Sur l'autoroute Lille - Dunkerque, voici le premier radar discriminant du Nord

À cet endroit, c'est 110km/h maximum pour les voitures et 90km/h pour les poids lourds.
 PHOTO PHILIPPE PAUCHET 

  • Un petit nouveau sur les routes du Nord ! Le premier radar discriminant ...

    sera prochainement mis en service sur l'A25, dans le sens Lille - Dunkerque, à hauteur de la commune d'Ennetières-en-Weppes. Pas de panique, par « discriminant », la préfecture entend « radar équipé d'un module distinguant les véhicules légers et les véhicules lourds ».
    À cet endroit, les vitesses maximales sont en effet de 110 km/h pour les voitures et de 90 km/h pour les poids lourds et autocars. L'objet a déjà été installé, mais sa date de mise en service reste un secret bien gardé par les autorités.
    Sachez enfin que ce radar est précédé de deux autres radars pédagogiques implantés sur le bord droit de la chaussée et sur le terre-plein central. Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas .




    in LA VOIX DU NORD, édition région du 22 avril 2012

jeudi 19 avril 2012

souvenirs de guerre : les sapeurs pompiers de St-Pol-sur-Mer


Sur l’album des souvenirs de St-Pol-sur-Mer : les pompiers
In LA VOIX DU NORD, édition de Dunkerque, dimanche 2 et lundi 3 avril 1989
« …
M. Oddone a recueilli les souvenirs de M. Vanhoutte sur cette époque (nota : seconde guerre mondiale) et il nous a confié le texte que l’on lira ci-dessous avec intérêt :
« Sous l’Occupation, le hurlement des sirènes déclenche un réflexe troglodytique : la population se précipite dans ces caves plus ou moins bien étayées ou dans des abris aménagés qui sont loin d’assurer une sécurité totale lorsqu’ils sont touchés de plein fouet. Comme dans les autres communes de l’agglomération dunkerquoise durement éprouvées par les journées de mai-juin 1940, puis par les bombardements alliés ultérieurs, les alertes fausses ou vraies, même si elles ne sont pas quotidiennes, rythment la vie des Saint-Polois. Malheureusement, l’Histoire n’a trop souvent retenu que les hauts faits, laissant au bord du chemin le rôle pourtant essentiel par ceux qui ont œuvré dans la Défense Passive, notamment les pompiers et les équipes de la Croix Rouge.
Les souvenirs de Roger Vanhoutte donnent un éclairage intéressant et particulier sur ces hommes auxquels incombait une part de la gestion de malheur. A 19 ans, ce jeune Saint-Polois connaît sa première expérience professionnelle par une convocation péremptoire qui lui est adressée au titre du S.T.O. et lui intime l’ordre de rejoindre les chantiers Ziegler où il est affecté à des travaux de réparation sur les bâtiments de guerre allemands. Une blessure accidentelle survient à propos pour l’extraire du régime de travail forcé et c’est à ce moment que Charles Garein, responsable du corps des sapeurs-pompiers de Saint-Pol-sur-Mer lui demande de remplacer l’un de ses hommes parti rejoindre sa famille dans l’Aube.
  
Saint-Pol-sur-Mer, rue Rambout

En souscrivant le 1er avril 1944 cet engagement pour la durée de la guerre, Roger Vanhoutte sait qu’il devra affronter la dure réalité des hostilités et le difficile apprentissage du temps des épreuves. Le corps des sapeurs-pompiers de Saint-Pol-sur-Mer compte alors trente membres qui se répartissent par moitié en équipe de jour et de nuit. Dès le crépuscule, six guetteurs prennent place sur le clocher de l’église Saint-Benoît, surveillant les habitations de la ville et prévenant immédiatement par téléphone le poste d’incendie de la place Carnot dès que l’aviation alliée apparaît à l’horizon.
En avril et mai 1944, Saint-Pol-sur-Mer essuie de violents bombardements destinés en fait aux installations portuaires et à la base sous-marine allemande. Après le passage des forteresses volantes qui déversent des centaines de bombes atteignant notamment les cités des Cheminots, Saint-Gobain et la plaine Bayard, il faut procéder au sauvetage des personnes ensevelies et à l’enlèvement des victimes. Parmi ces évènements tragiques, la chute d’un avion américain dans la nuit du 6 au 7 juin 1944, détruisant deux habitations de la rue Raspail, est restée gravée dans la mémoire collective.

Paul Vandermeersch, pompier saint-polois, en repli à Bollezeele


Les piquets Rommel
A ces tâches difficiles et moralement éprouvantes accomplies par les sapeurs-pompiers vient s’ajouter la pression exercée par l’occupant en matière de main-d’œuvre. Le 22 avril 1944, le directeur urbain de la Défense Passive de la ville se Saint-Pol-sur-Mer, M. Maurice Van Waefelghem reçoit l’ordre du sous-préfet de Dunkerque de mettre 15 sapeurs à la disposition de la Standorstkommandatur installée rue Gittinger. Il est précisé que ces hommes doivent être « munis d’outils et à manger pour la journée ». L’armée allemande craint en effet un débarquement allié sur les côtes de la Manche et de la Mer du Nord et réquisitionne à outrance pour la construction d’ouvrages défensifs. Le chef du corps des sapeurs-pompiers n’ayant pas répondu à cette injonction, Charles Delacre est arrêté par la Feldgendarmerie et menacé d’être remplacé dans ses fonctions par un officier de l’armée allemande.
Finalement, contraints et forcés, les hommes de la Défense Passive vont rejoindre les rangs de tous ces requis dont beaucoup étaient raflés dans les rues. Le premier magistrat est libéré et les pompiers saint-polois sont principalement affectés à la pose des piquets Rommel sur le secteur côtier. Les arbres du parc du château Vancauwenberghe sont abattus, tronçonnés puis transportés sur la plage par des camions militaires. L’eau sous pression d’une lance à incendie actionnée par une motopompe creuse alors dans le sable les excavations destinées à recevoir les pieux dont l’implantation est parachevée par un minage systématique.


Avec l’avance des Alliés, l’ardeur au travail déjà d’un niveau faible, ne cesse de décroître. Les sapeurs-pompiers saint-polois, passés maîtres dans l’art de perdre leurs outils et de procéder à divers sabotages sur le matériel, sont facilement repérés par la Feldgendarmerie. Prévenus de leur arrestation imminente par le lieutenant Charles Garein, les six « coupables » parmi lesquels Roger Vanhoutte, vont trouver refuge dans le clocher de l’église Notre-Dame de Lourdes. Après avoir endossé des vêtements civils, ils parviendront à se fondre dans la masse des habitants de la poche qui, à la fin de septembre 1944, empruntent le champ de betteraves de la ferme Wemaere à Armbouts-Cappel pour rejoindre une terre libérée. Quant aux autres membres du corps des sapeurs-pompiers de Saint-Pol-sur-Mer, ils partiront les derniers, dans les premiers jours d’octobre 1944, après la trêve officielle et l’évacuation de la population. »


mardi 17 avril 2012

petit moment de repos





F.N.L.C. lillois

Vive le Front National de Libération des Chaises...

Puisque le printemps tarde à venir...

 ... autant le recréer chez soi ...


Lille dans les nuages





temps lillois



nouveaux visages de Lille

 De passage à Lille, contraint de dérouter régulièrement avec les travaux en cours, la découverte des nouveaux visages de la capitale des Flandres Françaises offre de surprenantes rencontres... Un petit air de Bruxelles ou de Manhattan, c'est selon mais qui est loin d'être déplaisant... Pensons à remercier Monsieur Pierre Mauroy d'avoir porté le projet qui redonne à Lille sa place de précurseur.




lundi 9 avril 2012

J'avais failli oublier....

JOYEUSES PAQUES !

à noter dans vos tablettes



Gérard Deligny expose, en permanence, ses peintures, dessins, aquarelles, livres et CD, à la galerie Artdies, 16 rue des Vieux Murs, 59000 Lille. Tel: 06 78 02 79 50. Fermeture le lundi et le mardi.

vendredi 6 avril 2012

La Marine de Louis XIV (1661-1715) – les vaisseaux de ligne construits à Dunkerque

In D. Dessert, la Royale – Vaisseaux et marins du Roi-Soleil – Fayard, Paris, 1996


L’ALCYON : vaisseau construit en 1689 à Dunkerque par Pierre Houvens, en service jusque 1710


L’AMPHITRITE : devenue en 1705 LE PROTEE, vaisseau construit en 1699 à Dunkerque par Levasseur


LE FLAMAND : devenu en 1671 l’ARC-EN-CIEL, vaisseau construit de 1667 à 1668 à Dunkerque. Coulé par les Hollandais en 1673 alors qu’il faisait partie de l’escadre de Perse.


L’ASSURE : devenu en 1671 LE FRANÇAIS, vaisseau construit de 1670 à 1671 à Dunkerque par Hendrick Houvens. Dépecé en 1686.


L’ASSURE : vaisseau construit en 1689 à Dunkerque par Hendrick Houvens, naufragé en 1692 au large de Ceuta


L’AUGUSTE : vaisseau construit de 1706 à 1707 à Dunkerque par Pierre Levasseur, en service jusque 1716.


L’INCERTAIN : devenu en 1674 LE BRAVE. Vaisseau construit de 1671 à 1673 à Dunkerque par Hendrick Houvens, vendu en 1681.


LE DUNKERQUOIS : devenu en 1671 LE BRUSQUE. Vaisseau construit à Dunkerque de 1667 à 1668, mis en ponton en 1688.


LE BRUTAL : devenu en 1675 LE CROISSANT, vaisseau construit en 1674 à Dunkerque par Hendrick Houvens, mis en ponton en 1680.


LE CAPABLE : vaisseau construit de 1692 à 1693 à Dunkerque par Levasseur, en service jusque 1706.


L’HERMINE : devenue en 1671 LE CAPRICIEUX. Vaisseau construit de 1664 à 1665 à Dunkerque par Gonard. Affrété au public en 1676 et mis en ponton en 1681.


LE CAPRICIEUX : vaisseau construit en 1689 à Dunkerque par Hendrick Houvens. Naufragé dès 1690 par faute de son capitaine et des pilotes.


LE CONSTANT : devenu en 1671 L’OISEAU. Vaisseau construit de 1670 à 1671 à Dunkerque par Hendrick Houvens. Mis en vente en 1693


LE DIAMANT : vaisseau construit en 1684 à Dunkerque par Hendrick Houvens. Pris par les Anglais en rade de Malgue en 1707.


LE DUR : devenu en 1671 L’EVEILLE, vaisseau construit de 1670 à 1671 à Dunkerque par Hendrick Houvens. En 1693, il sert de brûlot.


L’ECUEIL : vaisseau construit de 1690 à 1961 par Houvens fils. Réformé en 1710.


L’EMPORTE : vaisseau construit de 1683 à 1684 à Dunkerque par Hendrick Houvens. Affrété en 1703 à la Compagnie de l’Asiente pour pratiquer la course.


LE FACHEUX : devenu en 1675 L’ENTENDU. Vaisseau construit en 1674 à Dunkerque par Hendrick Houvens. Détruit par un incendie criminel en 1675.


L’ENTENDU : vaisseau construit de 1690 à 1691 à Dunkerque par Levasseur, naufragé en 1701.


LE HENRI : vaisseau construit en 1687-1688 par hendrick Houvens. Quitte le service en 1728 ( ?)


L’HIRONDELLE : vaisseau construit de 1664 à 1665 à Dunkerque par Gonard ? Vendu en 1679


LES JEUX : vaisseau construit en 1689 à Dunkerque par Hendrick Houvens. En service jusqu’en 1706.


LE MARS : vaisseau construit de 1705 à 1706 à Dunkerque par Levasseur.


LE MODERE : vaisseau construit en 1684 à Dunkerque par Hendrick Houvens, pris à Vigo en 1702.


LA PERLE : vaisseau construit de 1690 à 1691 à Dunkerque par Levasseur. Sabordé à Toulon et relevé en 1707. Naufragé en 1710.


LE PROMPT : vaisseau construit de 1692 à 1693 à Dunkerque par Levasseur, pris par l’ennemi en 1702.


LE SOLIDE : vaisseau construit de 1683 à 1684 à Dunkerque par Hendrick Houvens. En service jusqu’en 1693.


LE TIGRE : vaisseau construit en 1689 à Dunkerque par Hendrick Houvens, vendu en 1713.

mercredi 4 avril 2012

toute époque a besoin de légéreté...

N'est-ce pas ?

13 mai 2012 : rendez-vous au Fort de Leveau à Feignies

Bonjour à toutes et à tous,

Le dimanche 13 mai de 9h à 18h, l'association sauvegarde du fort de Leveau organise sa journée portes ouvertes. Le fort retrouvera ses couleurs militaires d'antan grâce aux groupes de reconstitution qui animeront le site.

Grâce aux différents bivouacs, vous découvrirez le quotidien des poilus de la grande guerre et celui des soldats de 1940. De nouveaux groupes seront présents et proposeront au public de nouvelles animations tout au long de la journée. (artillerie de tranchée, forge de campagne, poste de secours…)

De 12 à 14 h sur réservation, vous pourrez bien sûr partager le rata du poilu préparé dans la cuisine roulante d'époque. L'association garde les éléments qui ont fait des éditions précédentes des succès. L'ambiance et la convivialité seront donc encore au rendez-vous dans la cour du fort pour partager ce bon repas servi par les poilus. Pour recevoir un bulletin d'inscription, il vous suffit de répondre à ce mail.

Toute la journée, vous pourrez également parcourir le musée et découvrir la reproduction d'un canon de 12-culasse inaugurée ce jour. Après plusieurs années de travail, l'association est heureuse de vous présenter, à l'occasion de la journée du rata du Poilu, cette pièce d'artillerie dont le modèle originel équipait les systèmes défensifs du fort. Cette réalisation est le fruit du travail des membres de l'association et du chantier d'insertion.

mail contact : fortdeleveau@wanadoo.fr